J’ai honte de Fierté Canada Montréal 2017

Je suis un homme homosexuel allergique à la moindre manifestation d’homophobie, mais je n’ai pas participé aux festivités organisées par Fierté Canada Montréal 2017. La soumission des organisateurs à la rectitude politique et leur participation aux dérives liberticides de la gauche étasunienne m’ont complètement dégoûté.

Je m’explique. 

Une pratique ségrégationniste

Le 15 août 2015, suite à une intervention policière sur le site de Fierté Canada Montréal 2017 pour possession de drogues, nous pouvions lire la déclaration suivante sur la page Facebook de l’organisme :

« Nous tenons à faire une publication afin de rétablir les faits sur les évènements regrettables d’hier soir au parc des Faubourgs. À l’heure où la marijuana est sur le point d’être légalisée, deux patrouilleurs du SPVM sont entrés dans l’espace sécuritaire pour les personnes racisées [sic] pour interpeller une personne en possession de cannabis. Elle a été amenée à l’extérieur du site pour être questionnée. La direction de Fierté Montréal est intervenue auprès du SPVM pour défendre les droits de la personne interpellée. Après une heure de discussion, elle a été libérée, sans qu’aucune accusation ne soit déposée. Nous nous sommes assuré [sic] de son bien-être après cet incident extrêmement traumatisant qui s’ajoute aux expériences quotidiennes d’oppression vécues par les personnes queer, trans et racisées [sic]. Pour entamer le processus de guérison, l’espace sécuritaire ne sera pas ouvert ce soir. Nous reviendrons en force demain, avec des conditions plus favorables dans nos espaces sécuritaires. Pour Fierté Montréal, l’intervention d’hier était excessive et elle constitue une tache dans le processus de réconciliation avec les personnes racisées [sic] LGBTTIQA2S+. Nous sommes sincèrement désolé.e.s pour ce fâcheux incident et nous nous engageons à poursuivre l’ouverture sécuritaire de nos espaces aux personnes trans, racisées [sic] et autochtones. Nous rappelons que, comme lors de nos éditions précédentes, aucun policier ne marchera dans le défilé. »

Un espace sécuritaire (safe space, en anglais) est un espace exclusivement réservé aux individus qui se sentent marginalisés pour qu’ils puissent se réunir pour échanger sur leurs expériences de marginalisation. Ces espaces se trouvent généralement sur les campus universitaires.

L’idée est de pouvoir se réunir entre victimes d’une oppression sans être exposés à des idées et à des discours qui rendent mal à l’aise.

C’est une idée horrible, qui présume que « Je dois être en sécurité idéologiquement, je dois être en sécurité émotionnellement, je dois me sentir bien tout le temps. »

Invoquer la sécurité idéologique. C’est exactement le genre de raisonnement que les dictatures utilisent pour éliminer les discours indésirables. La censure est justifiée au nom de la sécurité, de la sécurité publique ou de l’harmonie sociale.

C’est une forme d’isolement qui crée une chambre d’écho dangereuse conduisant à plus de division et de conflit.

Ce qui est probablement l’aspect le plus néfaste de l’idéologie du safe space est l’encouragement de la ségrégation et de la racialisation. On ne combat pas efficacement le racisme en pratiquant la ségrégation et la catégorisation des gens selon la couleur de leur peau. 

Révisionnisme historique 

Sur le dépliant promotionnel de Fierté Canada Montréal 2017, on retrouve la mention suivante :

« Nous reconnaissons que les terres sur lesquelles nous nous assemblons pour Fierté Canada Montréal 2017 font partie du territoire traditionnel et non cédé des Kanien’keha:ka (Mohawks). L’île connue sous le nom de “Montréal” est désignée “Tiotia:ke” dans la langue des Kanien’keha:ka. Il s’agit d’un site qui a longtemps servi de lieu de rencontre et d’échanges entre les nations, y compris le peuple Algonquin. »

Cette litanie, répétée comme un Notre Père au début de chaque événement qui veut se conformer à la rectitude politique, relève du plus pur révisionnisme historique.

Les Anishnabe contestent avec raison cette revendication mohawk. Le territoire traditionnel des Mohawks est situé dans le nord de l’État de New York. Au Québec, les Mohawks sont eux-mêmes des migrants. Les ancêtres de la population actuelle sont arrivés au Québec après la fondation de Montréal.

Le site de la communauté attikamek de Wemotaci indique combien doux étaient les Iroquois-Mohawks dont se revendiquent nos gens de la gauche régressive (et notez la provenance des Iroquois-Mohawks qui est clairement mentionnée) :

« Vers 1670-1680, une épidémie de petite vérole anéantit la tribu des Attikamègues; ceux qui survivent sont massacrés par les Iroquois, peuple conquérant venu du nord des États-Unis. »

Je conseille à ceux qui veulent en savoir plus la lecture de Les Iroquoiens du Saint-Laurent. Le Peuple du maïs, de Roland Tremblay (Éditions de l’Homme, 2006).

 

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La nouvelle Inquisition

Au début du mois d’août dernier, un discours de Tarek Fatah, qui devait être prononcé à l’Université Ryerson, à Toronto, a été annulé par la direction de l’Université.

Musulman, Tarek Fatah, qui est chroniqueur pour le Toronto Sun, est un auteur primé et un activiste qui a fondé le Congrès musulman canadien après les événements du 11 septembre 2001 – à la fois pour lutter contre l’islamisme et pour atténuer l’islamophobie. Il est l’hôte de l’émission de télévision Fatah Ka Fatwa, à Zee News TV, et est un conférencier prisé au Canada et en Inde. Il est un ardeur défenseur de la liberté d’expression. Il reçoit également de fréquentes menaces de mort.

Fatah estime que Ryerson a annulé l’événement de la Fondation à la dernière minute et sans donner d’explication en raison de la pression exercée par divers groupes qui protestaient contre son discours, comme AntiFa Toronto ou l’Association des étudiants musulmans de l’université.

Les problèmes liés à la liberté d’expression font l’objet de critiques sur de nombreux campus nord-américains, vu que leurs conférenciers programmés sont de plus en plus souvent annulés, en raison de menaces de violence de la part de groupes qui se présentent comme champions de la morale.

En 2014, la Foundation for Individual Rights in Education (FIRE) a calculé que le nombre de conférenciers « désinvités », le plus souvent parce que leurs opinions sont considérées « offensantes », avait plus que triplé au cours des dix dernières années.

En 2015, l’association étudiante de l’Université du Minnesota a voté contre une résolution visant à souligner l’anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 parce cela pourrait encourager l’islamophobie.

Le philosophe français Georges Palante (1862-1925) dirait que nos milieux intellectuels sont contaminés par « l’esprit prêtre ». L’esprit prêtre se caractérise par le « sentiment d’une supériorité morale », c’est-à-dire l’aspiration à représenter une idée morale, à remplir une mission sociale, à se poser en modèle, à donner l’exemple, à imprimer une direction morale à la société, bref à exercer un sacerdoce :

« Autrefois, l’esprit prêtre était le privilège d’une caste. Aujourd’hui, il s’est répandu, diffusé, dilué dans nos classes dirigeantes, dans ces élites intellectuelles, politiciennes, administratives, qui forment notre aristocratie démocratique. »

Le dogmatisme est la principale caractéristique de l’esprit prêtre. On retrouve un bon nombre de militants politiques parmi les étudiants universitaires, particulièrement dans les départements de philosophie et de sciences sociales. Or le militantisme ne fait pas toujours bon ménage avec les exigences de rigueur de la science. Dans les milieux militants, il n’y a pas une éthique de l’honnêteté intellectuelle et un désir d’objectivité, le critère est plutôt l’allégeance à la Cause. Ces nouveaux prêtres font abstraction de la réalité quand elle ne corrobore pas leur vision des choses, ou encore ils l’interprètent de manière tordue pour qu’elle leur donne raison. Un bon prêtre ne laisse pas la rigueur intellectuelle le détourner de la Vertu.

Comme au Moyen-âge, certains intellectuels d’aujourd’hui font de la philosophie la servante de leur dogme. Palante le dit bien : « L’esprit prêtre se trouve uni à une certaine conception de la philosophie entendue comme la servante d’un finalisme éthique et d’une foi morale ».

Une foi morale aveugle : ils sont les « Bons », les autres sont les « Mauvais », ils proclament et répètent des principes sans réaliser qu’il leur arrive de ne pas les appliquer eux-mêmes.

« Il nous reste à dire un mot des formes les plus vulgaires, les plus basses et les plus grossières que revêt l’esprit prêtre laïque. Ce sont celles qu’il revêt chez beaucoup de gens à qui leur situation sociale ou leur propre sottise donnent l’illusion d’une dignité, d’une respectabilité et d’une moralité supérieures. Ici, nous trouvons la tribu des honnêtes gens infatués de pose morale, des philistins pontifiants, des fonctionnaires confits dans leur sacerdoce. Ici, bien entendu, l’esprit prêtre laïque se vide de tout contenu intellectuel ou idéal. Il se réduit à un plat pharisaïsme, à un fétichisme et à un tabouisme idiots ».

Ces nouveaux prêtres veulent tuer la culture, la pensée, en restreignant la liberté d’expression, qui n’est pas du tout là pour « pacifier » ou anesthésier le débat public. La liberté d’expression permet le choc des idées sans lequel il ne peut y avoir ni démocratie ni culture.

Censurer un Tarek Fatah, c’est attaquer la démocratie et la culture. En ne faisant de la liberté d’expression qu’un moyen pour favoriser le fameux « vivre ensemble », comme l’ont suggéré récemment des militants correspondant à l’esprit-prêtre dont parlait Georges Palante, on sape le fondement de la démocratie, du dialogue et des conditions de possibilité du développement de la pensée.

La liberté d’expression n’a pas été créée pour le « vivre ensemble », c’est de la foutaise. D’ailleurs, le « vivre ensemble », selon les tenants de la nouvelle Inquisition, ne saurait être défini que par eux seuls, selon les besoins étroits de leur idéologie.

Ainsi, le vivre ensemble selon la conception de ceux qui ont fait pression pour étouffer la voix de Tarek Fatah, c’est l’uniformité de la pensée, c’est le conformisme, sinon la haine de la culture, sans laquelle il ne saurait y avoir d’intelligence tant individuelle que collective. C’est donc une manière d’imposer l’ignorance, qui est une condition essentielle de la servitude.

Référence : Georges Palante, « L’esprit prêtre laïque », Mercure de France, no 293, 1909. Les œuvres de Palante sont disponibles aux éditions Coda.

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La seule bonne raison d’acheter bio

Saviez-vous qu’il y a des gens qui préfèrent ne pas manger de fruits et légumes s’ils ne peuvent pas se payer des produits bio?

Il faut détruire les mythes à la base de ce comportement. Acheter bio bio ne sert pas à grand-chose pour le consommateur. C’est surtout pour le producteur et son environnement que cela peut avoir de l’importance. Car manipuler des pesticides, synthétiques ou non, c’est très dangereux. 

Bio ne veut pas dire sans pesticides

Les agriculteurs biologiques peuvent utiliser certains pesticides s’ils sont d’origine non synthétique. La pyréthrine, un extrait de fleur de chrysanthème toxique (Tanacetum cinerariifolium), est un produit autorisé en agriculture biologique, mais tout de même dangereux : « La substance est très toxique pour les organismes aquatiques. La substance peut être dangereuse pour l’environnement; une attention particulière doit être accordée aux abeilles. »

Aux États-Unis, l’Environmental Protection Agency aux États-Unis classe la pyréthrine parmi les cancérogènes probables chez l’homme. La roténone est un autre insecticide biologique tellement toxique pour les êtres humains que son usage a été interdit en agriculture biologique. (En France, les producteurs bio ont obtenu des dérogations afin de maintenir son usage notamment sur les pommes, les poires, les pêches, la vigne et les pommes de terre.) Ce composé est un extrait de la racine du derris (Paraderris elliptica). La roténone cause la maladie de Parkinson chez le rat.

Les résidus des pesticides biologiques présentent probablement peu de risques pour les humains, mais les pesticides de synthèse avec le même genre de profil toxicologique sont vilipendés par les partisans de l’agriculture biologique.

La pyréthrine et la roténone se dégradent rapidement et que ses résidus sont négligeables, mais, comme le dit Joe Schwarcz, professeur de chimie à l’Université McGill, c’est le cas pour la plupart des pesticides synthétiques modernes.

Peu d’avantages significatifs pour la santé du consommateur

Il n’existe pratiquement aucune étude scientifique sérieuse prouvant que le bio est significativement meilleur pour la santé du consommateur. Il n’y a pas de complot organisé par l’industrie pétrochimique.

Une méta-analyse de plus de 150 études, publiée en Allemagne en 1997, a montré qu’il n’y a pas de différence significative entre la valeur nutritionnelle des aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle. 

En 2003, l’Agence française de sécurité sanitaire a produit une méta-analyse en compilant des milliers de références provenant du monde entier. Conclusion : il y a très peu de différences entre les produits issus de l’agriculture conventionnelle et ceux de l’agriculture biologique. Il y a un peu moins d’eau dans les légumes et les fruits bio, un peu moins de nitrates en raison de l’utilisation restreinte de produits synthétiques, quoique certains engrais naturels autorisés contiennent beaucoup de nitrates. Il y a un peu moins de pesticides aussi, bien que le cuivre de la bouillie bordelaise, un pesticide autorisé pour culture biologique de la vigne, puisse être toxique pour l’humain à partir d’une certaine concentration (culture biologique ne veut pas dire culture sans pesticides!). En revanche, il y a une différence significative de la quantité de polyphénols.

« En l’état actuel des connaissances et devant la variabilité des résultats des études examinées, il ne peut être conclu à l’existence de différence remarquable, au regard des apports de référence disponibles (ANC), des teneurs en nutriments entre les aliments issus de l’agriculture biologique et ceux issus de l’agriculture conventionnelle. Concernant les polyphénols, les études montrent un potentiel intéressant de l’agriculture biologique à prendre en compte dans le cadre de réflexions plus générales sur cette catégorie de microconstituants. »

Une étude de 2014 montre effectivement une plus grande présence de polyphénols et une moindre quantité de cadmium et de pesticides dans les produits bio (c’est l’étude qui est souvent citée par les partisans du bio). Cela dit, il a été prouvé que ces variations n’ont aucun effet mesurable sur la santé des consommateurs.

Une méta-analyse de 2012 publiés par des chercheurs de l’université de Stanford confirme celle de 1997 : « The published literature lacks strong evidence that organic foods are significantly more nutritious than conventional foods. »

Depuis 1997, au moins trois méta-analyses montrent que les aliments bio ne sont pas significativement meilleurs pour la santé. C’est énorme. Il y a bien sûr des études isolées qui soutiennent la conclusion inverse et c’est normal. En science, les consensus absolument parfaits sont rares.

L’important, pour la santé, est de manger suffisamment de fruits et de légumes, qu’ils soient bio ou non. En effet, ce ne sont pas les produits biologiques en tant que tels qui exercent une influence significative sur la santé des consommateurs, mais des facteurs associés comme avoir une alimentation plus variée et plus riche en fruits et légumes que la moyenne des gens. Les consommateurs de produits biologiques mangent généralement mieux que la moyenne des gens et font plus d’exercice. Il est donc très difficile de déterminer si leur état de santé est causé par la consommation de produits biologiques ou par l’ensemble de leurs saines habitudes de vie. Il est prouvé que l’équilibre alimentaire favorise la santé, mais rien à ce jour ne prouve que les produits biologiques soient significativement meilleurs pour la santé.

Il faut avoir de bonnes habitudes de vie, que l’on consomme des produits bio ou non. Consommer des produits bio n’est pas forcément bon pour la santé. Mieux vaut manger une grande quantité de tomates cultivées avec des produits synthétiques que de manger des frites bio ou fumer du tabac bio (ce tabac est cependant meilleur l’environnement et pour la santé du producteur, qui n’a pas à manipuler de pesticides de synthèse).

Le goût n’est pas influencé par l’absence de produits synthétiques

C’est la variété utilisée et le moment de la récolte qui influencent de façon clairement perceptible le goût des fruits et légumes biologiques. En agriculture conventionnelle, on préfère souvent des variétés qui résistent au transport et à l’entreposage, souvent au détriment du goût.

Le goût de la viande bio n’a rien à voir avec la non-utilisation de produits synthétiques. Donnez du grain non bio à un poulet et il va goûter la même chose qu’un poulet bio, car les poulets bio sont nourris au grain.

L’étiquetage « bio » est avant tout une stratégie de marketing. Il est cependant raisonnable d’acheter des produits bio si on se préoccupe de la santé des agriculteurs, si notre situation financière le permet.

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Comment reconnaître un adepte de la gauche régressive

Ce qui est méprisable est dangereux, quand il n’est pas assez méprisé.                —VOLTAIRE

J’appelle gauche régressive la partie de la gauche politique qui, au nom du multiculturalisme ou inspirée par le relativisme culturel, défend une position incohérente vis-à-vis le progressisme censé être inhérent à la gauche, et ce, en tolérant ou en se portant à la défense d’un islam radical et politique (islamisme), c’est-à-dire un islam, misogyne, homophobe et religieusement suprématiste.

La gauche régressive essaie de nous faire accroire qu’elle ne défend pas cette conception arriérée et totalitaire d’une religion, mais qu’elle lutterait contre la « discrimination ». Mais en réalité, ces gens-là ne défendent pas la liberté de religion, mais bel et bien l’islamisme. Ils se précipitent exclusivement au secours de cette idéologie radicalement misogyne, homophobe, ultra-arriérée, haineuse, totalitaire, suprématiste, donc qui n’a certainement rien de progressiste.

S’ils défendaient la liberté de religion, alors les adeptes de la gauche régressive n’ignoreraient pas, quand ils ne les méprisent ou ne les diffament pas tout simplement, les musulmans anti-charia et anti-djihad, comme un Tarek Fatah par exemple. Au lieu donc de se rendre solidaires des musulmans progressistes, humanistes et démocrates qui prônent notamment l’égalité homme femme et les droits des LGBTQ, les adeptes de la gauche régressive se portent toujours à la défense des mouvances islamistes anti-progressistes comme les Frères Musulmans. Tels sont les faits, amplement et aisément vérifiables.

Si les Frères Musulmans, dont les propres documents parlent d’imposer l’islam radical partout dans le monde, investissent des millions de dollars par année au Québec, ce serait donc dans quel but? Pour faire le contraire ici seulement de ce qu’ils font partout dans le monde? Pourquoi ces questions? C’est que, selon nos gauchistes régressifs, il semblerait que les Frères Musulmans, en mettant le pied au Québec, seraient touchés par une espèce de grâce peut-être surnaturelle qui leur ferait faire et rechercher ici tout le contraire de ce qu’ils font et recherchent partout ailleurs dans le monde. Ainsi « pense » la gauche régressive.

Comment savoir si vous avez affaire à un adepte de la gauche régressive?

Un sectateur de la gauche régressive, comme nous venons de le mentionner, ne se montre jamais solidaire des musulmans progressistes et démocrates. Ce ne sont pas les « minorités opprimées » qui inquiètent les adeptes de la gauche régressive, dont la compassion et la solidarité sont plutôt orientées en faveur des éléments misogynes, homophobes, suprématistes et haineux de l’islam radical. Les réels oppresseurs les fascinent, voire les séduisent.

De plus, les brutes épaisses soi-disant « antifa » avec lesquelles les adeptes de la gauche régressive sont acoquinés, sont elles-mêmes de vrais oppresseurs. La gauche régressive est essentiellement liberticide.

Par exemple, ce n’est pas être « préoccupé » par les « opprimés » que de désigner une Djemila Benhabib comme cible aux brutes épaisses « antifa », en la pointant du doigt mensongèrement comme « fasciste » ou « d’extrême droite » comme certains viennent de le faire.

En effet, désigner une personne comme « fasciste », c’est dans ces milieux l’équivalent d’un claquement de doigts pour que les chiens enragés sautent sur la proie désignée. Donc, Djemila Benhabib est une femme immigrante qui n’est pas protégée par la gauche régressive. Bien au contraire, des « intellectuels » de la gauche régressive l’offrent en pâture aux hordes d’abrutis qui essaient de se faire passer pour « antifascistes », alors qu’ils en sont l’exact contraire comme le prouvent leurs méthodes et tactiques, et qui sont accrochés au magistère des « intellectuels » de la gauche régressive.

La désignation de Djemila Benhabib comme cible pour ces abrutis n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres qui attestent du fait que la gauche régressive n’aime que les musulmans rétrogrades et considère comme des larbins les progressistes de foi ou de culture musulmane.

Mais détrompons-nous : il n’y a pas de « complot islamogauchiste », comme plusieurs agités du bocal d’extrême droite le croient bien à tort. Nous assistons plutôt à une haine adolescente de l’Occident libéral, démocratique et capitaliste qui est tout à fait commune et observable dans ces deux mouvances que sont la gauche régressive et l’islam politique.

En fait, si je me refuse à parler de « complot », c’est parce que je crois fermement que la plupart des adeptes de la gauche régressive sont trop épais et trop stupides pour savoir ce qu’ils font et ce à quoi ils servent. Et pour comploter, il faut quand même avoir une certaine intelligence stratégique, ce qui n’est pas le cas des pseudos « intellectuels » de la gauche régressive qui publient dans Ricochet ou des cires molles qui s’abreuvent aux mamelles infectes de ce média malhonnête et liberticide.

Les faits demeurent, donc : c’est toujours et uniquement pour défendre des musulmans rétrogrades, misogynes, homophobes, suprématistes, que s’activent les adeptes de la gauche régressive. Jamais les adeptes de la gauche régressive ne vont protester contre l’idéologie et les discours haineux, misogynes, homophobes, suprématistes des islamistes. Qu’on me montre un seul article de Ricochet qui proteste contre une seule de ces composantes de l’islamisme, ou encore, qu’on me présente un adepte de la gauche régressive qui se porte à la défense des musulmans progressistes, démocrates et humanistes qui combattent les islamistes, et je commencerai à réviser mon jugement.

Ce n’est certes pas demain la veille.

 

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L’attaque vicieuse de Xavier Camus contre Djemila Benhabib

Xavier Camus est enseignant en philosophie au collégial, blogueur et chroniqueur radiophonique d’actualité politique. Ancien assistant de recherche de Georges Leroux, son mémoire de maîtrise porte sur la conception du bonheur chez Aristote et il a fait des recherches doctorales sur l’utilitarisme et le perfectionnisme moral.

Dans un texte publié sur Ricochet, le média poubelle de la gauche régressive, Xavier Camus laisse sous-entendre qu’il y aurait un lien de proximité entre Djemila Benhabib et le groupe nommé « La Meute ».

Le plat dégoûtant que nous sert Camus, je dois l’avouer, me coupe l’inspiration, mais comme cela fait partie des procédés de la gauche régressive – susciter le dégoût et l’écœurement au point que l’on perde la volonté de riposter, et ce, afin que la calomnie puisse se répandre allègrement – je me dois moralement de répondre à ce triste individu.

Xavier Camus lance son attaque en affirmant que des membres de La Meute auraient été présents lors d’une table ronde sur la liberté de la presse qui a eu lieu à Montréal, le 9 mai dernier. Un événement organisé par la militante de gauche pour la laïcité Djemila Benhabib.

On constate d’emblée que le texte de Camus est bâti uniquement sur des allusions au conditionnel, ce qui laisse au lecteur une impression de culpabilité par association. Une tactique sophistique de bas étage digne des heures les plus sombres du maccarthysme.

Xavier Camus écrit : « Sur une autre photo, on peut observer Mme Benhabib, tout sourire, recevoir l’accolade de deux de ces agents de sécurité volontaires : tous les deux sont des membres de la page publique de La Meute, l’un d’eux est Farid Salem. »

Le fait est que dans la salle ce soir-là, personne ne portait le t-shirt « Kiss me, je suis un membre de La Meute ». Et Djemila Benhabib ignorait que M. Salem était membre de la page Facebook publique de La Meute.

De plus, être membre de cette page publique ne veut strictement rien dire, car n’importe qui peut en être membre, y compris plusieurs adeptes de la gauche régressive qui, dignes d’une Stasi, surveillent la Meute tout comme ils épient et traquent le moindre opposant idéologique. En effet, être membre d’une page Facebook ne veut pas dire adhésion à un groupe. Avoir cliqué « J’aime » sur la page Facebook publique de La Meute ne veut donc pas dire qu’on est membre de La Meute. Ce n’est pas une page de membres en règle.

Et a fortiori, Djemila Benhabib ne pouvait avoir aucune espèce d’idée que des gens présents ce soir-là, y compris ceux qui ont assuré la sécurité de l’événement, pouvaient avoir cliqué « J’aime» sur quelque page publique que ce soit. Le « philosophe » Xavier Camus se montre ainsi coupable d’un grave et vicieux raccourci intellectuel.

Xavier Camus continue : « si Benhabib a apprécié leurs services, alors pourquoi ne pas les enrôler à nouveau en vue du colloque du Mouvement républicain? »

Le procédé de Camus est encore une fois répugnant. D’abord, quel est le rapport entre Djemila Benhabib et le Mouvement républicain, dont, selon nos sources, elle ne connaissait même pas l’existence ? De plus, que Mme Benhabib puisse avoir apprécié ceux qui lui ont été présentés comme des bénévoles ayant assuré la sécurité et qui ne lui ont pas été présentés comme membres de La Meute, n’est tout de même pas un péché mortel, sauf probablement aux yeux des pharisaïques sépulcres blanchis de Ricochet.

Puisque les diffamateurs appliquent fort bien le principe du propagandiste nazi Goebbels selon lequel « Plus un mensonge est répété, plus il est cru », il faut donc démentir et démentir encore s’il le faut, en rappelant que personne n’est tenu de vérifier la liste des groupes Facebook auxquels sont abonnés les gens qui participent ou assistent à un événement. D’ailleurs Farid Salem, sur la page Facebook de Xavier Camus, a clairement spécifié que Djemila n’y était pour rien et n’était au courant de rien.

Après vérification auprès d’un proche de Djemila Benhabib, je peux affirmer qu’elle n’a su que quelques semaines après que des personnes ayant cliqué « J’aime » sur la page Facebook publique de La Meute étaient là, et qu’elle n’en est pas du tout enchantée. Le fait est qu’elle n’a jamais rien eu à voir, ni de près ni de loin, avec le groupe nommé La Meute. Ces personnes, répétons-le, n’étaient pas identifiées comme faisant partie de La Meute, ils n’avaient aucun signe distinctif sur eux, aucun logo ou autre. Dans les circonstances, quiconque est intellectuellement honnête aurait compris que si Djemila Benhabib avait été mise au courant, elle aurait très probablement refusé. Cela ne serait d’ailleurs guère étonnant, vu le parcours progressiste et humaniste de Djemila, une femme de gauche qui depuis toujours combat la haine et toute forme de racisme et de xénophobie, comme tous ses livres en témoignent éloquemment, de même que ses nombreuses interventions publiques.

Tel un serpent, donc, Xavier Camus agite des insinuations sournoises. Un procédé, je le disais d’entrée de jeu, dégoûtant. Laisser insinuer une association entre Djemila Benhabib et tout individu ou groupe accusés à tort ou à raison de racisme est en effet mensonger et ignoble. C’est particulièrement indigne d’une personne qui a mené des recherches doctorales sur le perfectionnisme moral.

On voit ainsi à quoi sert Ricochet : à diaboliser en vue d’exclure de la place publique ceux et celles qui ne pensent pas comme les scribouilleurs qui y déversent leurs calomnies.

Si Xavier Camus est tellement préoccupé par les misogynes, les homophobes, les suprématistes et les intolérants de tout acabit, il aurait intérêt à regarder de plus près ceux avec qui fricotent ses petits amis idéologiques de la gauche régressive, comme Gabriel Nadeau-Dubois par exemple, eux qui servent de carpettes aux islamistes qui pratiquent et propagent ici-même la ségrégation sexuelle et la haine contre les non-Musulmans.

Il importe d’ailleurs de souligner que cette même gauche régressive, qui est si tendre au cœur de Xavier Camus, est la même qui ignore et même qui méprise nos compatriotes de foi ou de culture musulmane qui combattent l’islamisme, comme par exemple le courageux Zabi Enâyat-Zâda, auteur du beau livre Afghan et Musulman : le Québec m’a conquis, dont la préface est signée par nulle autre que Djemila Benhabib.

C’est qu’il semble bien que les Musulmans opposés à la misogynie, à l’homophobie, à la haine, au suprématisme religieux, au totalitarisme, et qui prônent le progrès, la démocratie, la tolérance et l’humanisme, ça n’intéresse pas la gauche régressive dont l’organe où sévit Xavier Camus, Ricochet, n’est qu’un porte-étendard parmi d’autres.

S’il est vrai que la valorisation de la rationalité est importante pour la bonne conduite de nos vies et pour un meilleur vivre ensemble, Xavier Camus devrait faire preuve de plus de cohérence et, surtout, de plus de probité intellectuelle. Car la seule personne qui est déshonorée par le sale écrit qu’il vient de produire, c’est lui-même.

Par conséquent, que Xavier Camus, au lieu de s’acharner à trouver des brins de paille dans les yeux des autres, retire la poutre qui est bel et bien enfoncée dans son œil à lui, car « si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse ». (Mt, 15, 14).

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Liste d’études scientifiques contrôlées à double insu qui démontrent de façon concluante l’efficacité de l’acupuncture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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